четвъртък, 29 декември 2016 г.

reel et fantastique



Stephane Zefirov Galibov, 12 ans, Sofia, Bulgarie

C' est un garcon tout a fait ordinaire, il  aime les livres, les animaux et les jeux, il y a des objets qu'il affectionne et d'autres- pas, il se passionne pour le cosmos, il fait du ski, depuis peu il fait aussi du karate. Mais sa grande passion, tout au moins pour le moment, c'est la litterature. Parfois une rencontre accidentelle dans le tram, un evenement pendant la journee, un arbre ou un objet tout a fait ordinaire son en mesure de faire  travailler son imagination, il se les represente instantanement tout differents et il en parlera plus tard d'une facon reele et fantastique.
Peut-etre certains penserontils que ce que Stephane ecrit est bizarre. D'autres n'aimeront pas ses oeuvres. Mais chacun n'a-t-il pas la liberte de s'exprimer a sa  guise. Nous vous donnons maintenant la possibilite de vous prononcer sur ses visions, ses esquises et ses inventions. A lui, nous lui souhaitons de  gagner notre  confiance par de nouvelles oeuvres.

Lydia NANEVA

UNE PROMENADE AU MARCHE

Je mange un coing. Je grince des dents. Le marche d'automne semble resonner. Ill resonne comme le coing.
" Les citrouilles, les belles citrouilles!"
D'un cote du  coing se  sont assises des vieilles femmes etalant un  peu d'automne. Des couleurs etranges! Une musique etrange.
De l'autre cote s'etendent  d'innombrables champs jaunatres ou marchent une longue file de gens. Les uns passent au marche. Les autres se couchent dans les citrouilles et s'endorment. Le soleil se couche. Les vieilles femmes marchandent. Ca sent l'automne. Apres, le marche disparait lentement dans les contes. Seul reste le coing.

AYANT PERDU LA NOTION DU TEMPS

La mer est calme. Le ciel est gris. L'horizon se fond dans cette grisaille. Tout d'un coup vous jetez autour de vous un  regard horifie. Vous etes seul. Mais peu apres vous entendez a nouveau le ressac des vagues. Une mouette rieuse se promene autour de vous. Elle aussi est solitaire. Les autres font entendre leur voix derriere le rocher. Et elle , elle ne peut les rejoindre a cause de cette grisaille. Elle tourne et s'en va quelque part. Sur le sable.

LA MIETTE

La miette de pain. Elle vit aussi. Elle a aussi des emotions, bien que cela soit si petit. Elle est sur la table et se demande comment on  va la ramasser avec le torchon.
Si elle a la chance de tomber a terre, cela allonge sa vie. A la fin  ou bien on la balaye, ou bien on l'oublie...

***

Dans le cellophane froisse se  melent des sons et des reflets. A  travers lui, le monde semble froisse, ride  et crissant. A un moment donne vous voyez briller des lumieres ordinaires. Elles refletent differentes choses de la vie.  L' oignon. Le vase rouge. Meme la tasse  de lait. Ils se ressemblent par leurs nombreuses differences. Je le  plie. Je ne remarque pas comment le crissement et les lumieres deviennent une seule et meme chose. Parfois  la ressemblance reside dans la differece.

LA NATURE DES CHOSES

Les choses peuvent-elles ne pas etre ce qu'elles sont?
Si on entend un bordonnnement, une mouche apparait.
N'est-il pas possible que le bourdonnement lui - meme apparaisse?
Quelqu'un  boit une gorgee de the. Il leve la tasse. Pourquoi le the coule-t-il dans la bouche au lieu de rester au milieu?
Et maintenant quand j'ecris pourquoi faut-il que les lettres apparaissent?
Ne peuvent-elles pas rester quelque part entre la feuille et moi?...

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